Le CénacCUISINE, VOYAGE, MAISON Nous écrire
Menu

Accueil

/

Le cocktail spritz : histoire, recette et variantes à connaître

Recette officielle du cocktail spritz, origine vénitienne, variantes et calories : le guide complet pour le réussir à la maison.

Verre de cocktail spritz orangé garni d'une tranche d'orange sur une table en bois en extérieur
Sommaire

Calculez vos doses de spritz

Obtenez les quantités de prosecco, Aperol et soda selon le nombre de verres.

Doses recommandées
—

Temps de lecture estimé : 5 minutes

Points clés à retenir

  • Règle IBA officielle : 9 cl prosecco, 6 cl Aperol, trait de soda
  • Recette vénitienne historique plus légère au Select
  • Un verre d’Aperol Spritz apporte environ 130 kcal en moyenne
  • Le Campari est plus calorique et plus amer que l’Aperol
  • Variantes sans alcool possibles avec des bitters dédiés

Qu’est-ce qu’un cocktail spritz

Le cocktail spritz est un long drink pétillant, léger en alcool et pensé pour durer tout un apéritif. Trois éléments seulement le composent, et c’est justement là que réside sa force : vin pétillant, amer et un trait d’eau gazeuse.

Cette simplicité n’a rien d’un hasard. On ne rigole pas avec la qualité des produits, et un spritz raté vient presque toujours d’un déséquilibre entre ces trois briques, pas d’un manque d’ingrédients exotiques.

J’ai servi des spritz sur ma terrasse à des hôtes venus de Berlin, de Milan ou de Montréal, et c’est souvent le premier verre qu’on me demande en arrivant. Un long drink se boit lentement, se dilue avec la glace, et laisse la conversation s’installer. C’est exactement ce rôle que joue le spritz à l’apéritif.

Le spritz : de l'histoire à la recette : 1. Origine militaire (XIXe), 2. Arrivée des amers (1920-30), 3. Passage au prosecco (1990s), 4. Règle IBA 3-2-1, 5. Mondialisation du cocktailOuvrir l’infographie en grand

L’origine et l’histoire du spritz

Le mot vient de l’allemand « spritzen », qui veut dire asperger ou éclabousser. L’histoire commence au XIXe siècle, quand les soldats autrichiens stationnés en Vénétie trouvaient les vins locaux trop forts pour leur goût et demandaient qu’on y ajoute un peu d’eau. Ça, c’est une chose que j’ai apprise au fil des escales : les grandes recettes naissent souvent d’un compromis, pas d’une idée géniale.

Dans les années 1920 et 1930, les amers italiens font leur entrée dans le verre. Select à Venise, puis Aperol et Campari ailleurs dans le pays, viennent teinter ce vin allongé d’une couleur orangée et d’une amertume qui deviendra la signature du cocktail.

Le vin blanc tranquille cède ensuite sa place au prosecco, vers les années 1990. C’est ce passage aux bulles qui a transformé une boisson de comptoir vénitien en cocktail mondial, celui qu’on retrouve aujourd’hui sur les terrasses de Nice comme de Buenos Aires.

La recette classique du spritz (règle 3-2-1)

La recette officielle, validée par l’IBA (International Bartenders Association), suit un dosage précis : 9 cl de prosecco, 6 cl d’Aperol et un trait de soda. C’est la version qu’on sert dans la plupart des bars du monde.

Pour visualiser la technique dans le verre, cette vidéo de Le café et le cocktail détaille la vraie méthode, celle qu’utilisent les bartenders vénitiens.

À Venise, au bar historique du Select, la recette originale est plus légère : 7,5 cl de prosecco, 5 cl de Select et 2,5 cl de soda. C’est un plat qui ne pardonne pas les raccourcis, et cette version, moins connue, mérite d’être goûtée pour comprendre d’où vient le spritz moderne.

Pour le grand public, retenez le mémo 3-2-1 : 75 ml de prosecco, 50 ml d’amer, 25 ml d’eau gazeuse. Trois proportions faciles à multiplier selon la taille du verre.

  • Remplir le verre de glaçons jusqu’en haut, jamais à moitié
  • Verser le prosecco en premier
  • Ajouter l’Aperol ou l’amer choisi
  • Compléter avec le trait de soda, sans remuer trop fort

Les meilleures variantes de spritz

Le Hugo Spritz remplace l’amer par du sirop de sureau, quelques feuilles de menthe froissées et un trait de citron vert. Quand j’étais en cuisine dans le sud du Tyrol, c’est cette version fleurie qu’on servait plutôt que l’Aperol classique.

Pour visualiser une variante à base de Saint-Germain, cette vidéo de Cocktail Pro montre le montage précis dans le verre.

Le Limoncello Spritz mise sur l’acidité du citron de Sorrente plutôt que sur l’amertume. C’est un cocktail plus rond, presque dessert, parfait en fin de repas d’été.

Entre Campari et Aperol, la différence tient au degré d’amertume : le Campari est nettement plus corsé et plus alcoolisé, l’Aperol reste plus doux et plus accessible pour un premier verre.

Spritz sans alcool : les alternatives

Le Virgin Spritz se prépare avec un sirop d’amer sans alcool, du soda et des glaçons, en gardant les mêmes proportions que la recette classique. Des marques comme Sober Spirits ou JNPR proposent aujourd’hui des bitters conçus spécifiquement pour ce type de montage.

On mange d’abord avec les yeux, et avec le nez juste après, alors n’hésitez pas à jouer sur les agrumes ou les fruits rouges pour donner de la couleur et du parfum à ces versions sans alcool.

Calories et degré d’alcool du spritz

Un verre d’Aperol Spritz de 120 ml apporte environ 94 kcal. Sur un verre standard de 150 à 200 ml, la fourchette monte à 150-200 kcal en moyenne, et certaines estimations situent l’Aperol Spritz classique autour de 130 kcal le verre.

Sur un grand verre, comptez plutôt entre 160 et 170 kcal. Le calcul se fait à partir de l’alcool pur, qui apporte 7 kcal par gramme, une base utile pour comparer les cocktails entre eux.

Le Campari change la donne : il affiche environ 220 kcal pour 100 ml, contre 115 kcal pour l’Aperol et 80 kcal pour le prosecco. Un spritz au Campari peut donc grimper jusqu’à 200 kcal par verre, nettement plus qu’un spritz classique à l’Aperol.

Comparé à d’autres cocktails, le spritz reste raisonnable : un cosmopolitan tourne aussi autour de 150 kcal, tandis qu’un mojito ou une margarita, plus sucrés, dépassent souvent ce chiffre.

Bien choisir son verre et sa garniture

Le verre ballon, large et arrondi, est devenu le standard du spritz parce qu’il laisse de la place à la glace et aux bulles. Le verre à vin classique fonctionne aussi très bien, surtout si vous recevez à l’improviste et n’avez pas de verre spécifique sous la main.

J’en reviens à ce que ma grand-mère disait : un plat, ou un verre, se juge d’abord à l’œil. Pour la garniture, une demi-rondelle d’orange reste le choix classique, une olive verte pour une touche plus salée, ou une rondelle de citron pour plus de fraîcheur.

Le secret, c’est toujours la même chose : prendre son temps. Servez le cocktail spritz avec beaucoup de glace, dès la sortie du verre, et renouvelez les glaçons si l’apéritif se prolonge, car un spritz tiède perd tout son intérêt.